Jeff Bodart

Jeff Bodart

Biographie

1985 C’est à la tête des Gangsters d’Amour que Jeff Bodart se fait connaître au milieu des années 80 avec deux albums et une poignée de simples (SOS barracuda, Meurtre à Hawai, Baron rouge, Coûte que coûte, Willy ne pense qu’à ça,…), sur toutes les scènes de sa Belgique natale, de France et du reste du monde (Québec, Chine, Russie, Turquie, Louisiane…).

1994 Jeff Bodart se fait un nom à lui tout seul et, en solo, s’impose avec des chansons qui attestent de sa maturité artistique. Avec un premier album, Du vélo sans les mains et quelques simples, Du vélo sans les mains, Chacun son histoire ou 3 minutes et 30 secondes. S’ensuit une impressionnante série de concerts. Sur scène, intimement complice, férocement vivant, Jeff donne tout, et plus encore. Espiègle et charmeur, il dispense généreusement toutes ses petites histoires universelles dont il a le secret.

1997 Histoires universelles… voilà le titre parfait pour son deuxième album! Morceaux pop, résolument swing, tendresse et émotion, arrangements stylés, mélodies percutantes, Jeff Bodart dépoussière la chanson française avec son petit sourire en demi-teinte dont il fait sa marque. Une histoire universelle, La vie d’artiste et Je nous emmène, dernier simple extrait de cet album, sont le reflet de ses tribulations musicales. Casquette vissée sur la tête, flanqué de ses deux fidèles acolytes multi-instrumentistes Olivier Bodson (percussions, trompettes, guitares) et Pierre ‘Julio’ Gillet (claviers, guitares, percussions), Jeff sillonne à nouveau toutes les routes de la Francophonie.

2001 Jeff Bodart avait envie de changement. Il entame un travail long et méticuleux qui colle mal avec son tempérament d’éternel impatient. Nouvelle maison de disque, nouveaux collaborateurs, nouvelle tête. Pas par principe, mais pour être mieux à l’écoute de ses envies, surprenantes pour certains, mais parfaitement légitimes pour lui. Une touchante révolution qui nous apprend la vérité sur un homme qui, par excès de pudeur, avait oublié de nous parler de lui. Mis en chantier au studio ICP à Bruxelles et masterisé au studio Metropolis à Londres, Ça ne me suffit plus sort en 2001. Ce troisième album dévoile l’inspiration et les aspirations de Jeff Bodart entouré de complices parfois inattendus. Il y savoure une fraîcheur qui étonne ceux qui ne voyaient en lui que l’homme à la casquette. Un moment idéal pour des temps nouveaux.
(Conférence de presse pour la sortie officielle)
Les concerts se succèdent avec en renfort Daniel Romeo puis Jean-Jacques Nsengiyumva (basse et contrebasse) et Jacky Coppens (batterie, clarinette).

2003 Deux années se sont écoulées depuis la sortie de "Ça ne me suffit plus", au cours desquelles Jeff n’a jamais cessé d’écrire la suite de ce qu’il appelait "sa petite révolution". Le quatrième album s'intitule T’es rien ou t’es quelqu’un. (Conférence de presse pour la sortie officielle) Choisis parmi plus de 40 chansons, les 11 titres qu’il propose témoignent d’une grande diversité mais aussi d’une grande cohérence, alliant (im)pertinence (Boire, boire, boire), modernité pop (Ma vie est une balançoire), audace des arrangements (Ne dis rien, Canadair), grâce dépouillée (Tu m’aimeras quand je ne t’aimerai plus) et gravité sensuelle insoupçonnée (Apprendre à tout laisser).

Depuis 2001 déjà, outre ses deux complices de toujours, Olivier Bodson (guitare, trompette) et Pierre Gillet (claviers, accordéon), Jeff est accompagné en concert de Jean-Jacques Nsengiyumva (basse) et de Jacky Coppens (batterie, clarinette). Fin 2003, Michel Krajewski remplace Olivier à la guitare jusqu’en mi-2005. Il fait partie aussi de la version trio, plus acoustique et moins débridée pour les concerts à l’étranger où il devient multi-instrumentiste (guitare, harmonica, batterie).

Dès 2004 Jeff rencontre Franco Tils, le fondateur de l'ASBL Les Mourettes, musicien hors pair, amoureux des chevaux et cavalier chevronné. Il devient le parrain de son ASBL. Ensemble, ils montent une soirée annuelle, caritative et musicale qui mêle déficients mentaux et artistes de renom, "L'art d'être différent en musique". La quatrième édition (et dernière) en octobre 2008 lui fait un bref mais vibrant hommage. Pour la première fois, Jeff peut allier ses trois pôles d'intérêts majeurs: la musique, les chevaux et l'aide sociale (un gène qu'il connaît, il en a hérité: sa mère est une ancienne assistante sociale!)

2008 Jeff Bodart livre le plus personnel de ses albums. Il vient de traverser une sale période, il en profite pour la mettre en musique. Un nouveau groupe, des auteurs et compositeurs fétiches : Miossec, Bernheim, Duvall, Bergman, Robberecht, etc. Une plume retrouvée, aussi, pour parler de ce qui lui est arrivé ces derniers temps. Une sorte de thérapie réussie qui touche au sublime sur De quoi j’ai l’air, qu’il a écrit : L’âme perdue, la mine par terre / L’âme perdue, le cœur en l’air… Comme dans Ma carcasse, où il parle de ce corps qu’il a tant maltraité.Et parfois c’est comme ça (PIAS)(Conférence de presse pour la sortie officielle)

Avec trois nouveaux jeunes musiciens et le fidèle Julio, il donne un concert fracassant au Botanique à Bruxelles le 14 février 2008, qui laisse présager le meilleur.

Le 20 mai, il décède des suites d’un accident cérébral après 23 jours de coma…

Les funérailles sont célébrées le 24 mai 2008 en l’église Notre-Dame de la Chapelle à Bruxelles. Comme il le désirait, l’incinération a lieu au crématorium d'Uccle... rue du silence (“ça me changera!” disait-il toujours).

Ceux qui souhaiteraient poursuivre le travail entamé par Jeff sont invités à verser leur don à l’ASBL Les Mourettes , à laquelle il tenait tout particulièrement. N° de compte : 126-2550247-90 communication: EN SOUVENIR DE JEFF.

 

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